Nous nous étions certainement rencontrés des centaines de fois dans les sympathiques petites rues de Jard, mais je ne le connaissais pas. Il s’était réveillé en pleine forme ce vendredi matin. A seize ans, c’est normal. Il avait des idées plein la tête, des projets pour la journée et pour les jours suivants. En début d’après midi, il a décidé de prendre son vélomoteur pour aller faire un petit tour, pour aller voir les copains, comme il le faisait souvent. Dans la rue du Maréchal Leclerc, celle qui va vers la plage de Boisvinet, il a rencontré un camion, un de ces gros camions qui transportent, à longueur de journée, les déblais du port depuis Morpoigne jusqu’aux Deux Lays.
Et sa vie s’est arrêtée là . . .
Quel gâchis !
Je pense à sa famille, à ses proches. Je voudrais leur dire des paroles de réconfort, mais quels sont les mots qui peuvent guérir d’un tel malheur ?
Je pense aussi au routier qui va, en permanence, voir ce vélomoteur,
là, devant lui
et puis, là, par terre.
Je ne veux pas savoir qui est responsable de cet épouvantable accident, mais,
s’il vous plait,
pour que ce jeune homme ne soit pas mort pour rien,
piétons, cyclistes, automobilistes,
considérez la route comme une zone à risque
et soyez prudents, soyez attentifs.
Vous n’êtes pas obligé de rouler à 50 Km/h en ville,
roulez encore moins vite dans les rues de notre bonne ville
où il on ne devrait rencontrer que des gens heureux.
Commentaires