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Les blogueurs qui ont une bonne vue peuvent lire, sur la voile du fameux engin, l’adresse d’un blog :
der-mit-dem-win-faehrt.de
et s’ils ont de bonnes connaissances de la langue allemande, ils pourront y suivre le voyage entrepris par un allemand, Frédéric Gabriel ( à moins que ce ne soit Andréas ), sur un engin construit à partir de morceaux de bicyclettes et propulsé seulement par une voile ( et un petit spinnaker les jours où le vent est favorable).
Ce périple a débuté le 23 juin dernier au départ d’une ville située à l’extrémité nord du Danemark, Skagen. Le but de l’opération est de rallier Marseille en longeant les côtes, mais sans passer par la Bretagne, ce qui représente un trajet de 3000 kilomètres environ. Chapeau !
Je n’ai pas bien suivi la météo des côtes de la Mer du Nord et de la Manche, mais j’ai l’impression qu’il n’a pas toujours fait beau cet été et je ne suis pas sûr que le vent ait toujours été bien orienté.
Je me pose des tas de questions.
Les jours de grosse pluie, comment peut-on rouler ? Si vous avez circulé en moto sous les averses, vous avez une petite idée du plaisir que c'est. On a bien remarqué le matériel de camping sur le grand porte-bagage avant ; mais si on reste sous la tente, ça ne fait pas avancer le schmilblick.
Quand le vent souffle en tempête, ne peut-on pas être flashé par un méchant radar ? Heureusement, ce voilier des grands chemins n'a pas de plaque minéralogique.
Et que fait-on quand il n’y a pas de vent du tout ? On ne peut même pas pomper comme sur une planche à voile.
Et si, en plus, la route monte ? J'imagine mal cet engin dans les Pyrénées.
Ne risque-t-on pas de verser dans un virage si le vent n’est pas d’accord avec la direction à prendre ?
Il n’est sans doute pas évident de s’arrêter pile au stop avec un vent force 6 dans le dos.
Finalement, qui commande ? le vent ou le "wind-road-rider" ?
Je sens que ce n’est pas un moyen de transport pour moi. Même si c’est tout à fait dans le vent. C'est écologique : pas de pollution, des matériaux réutilisables, sauf la voile en plastique. C'est économique : le vent est gratuit, il faut juste un peu d’huile dans les rouages. Mais cela me semble beaucoup trop physique.
Laissons donc ce voilier à roulettes poursuivre tranquillement son chemin. Souhaitons-lui simplement bonne route et bon vent.
Nach Marseille.
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