Pendant quelques jours, le vent a soufflé ; moins qu’ailleurs, sans doute, et moins fort, certainement ; mais quand même, des coups de vent à 90 kmh, c’est déjà sérieux. J’ai cru que j’allais devoir démonter la pergola, vous savez celle sous laquelle on boit le café de temps en temps. Heureusement, elle a tenu le coup. Maintenant le vent s’est calmé et le soleil est revenu. Tout va bien. Merci.
En passant du côté du port, on se rend compte que le vent s’est bien amusé. Il a déplacé le sable pour le déposer au pied des palmiers du Canott de façon à ce que les clients aient davantage l’impression d’être à la plage ou dans une palmeraie du Sahara. C’est gentil de sa part, mais j’ai peur que cela ne fasse pas vraiment plaisir à la sympathique patronne de la crêperie.
Ça ne sait pas, le vent, ça fait n’importe quoi, le vent, ça fait quelquefois des bêtises. Quelle idée, par exemple, d’avoir été enterrer, avec le sable de la plage voisine, les annexes de nos hardis navigateurs. Pour rejoindre leurs bateaux, ils vont avoir besoin, non seulement d’une paire de rames, mais aussi d’une pelle. Ce n’est pas drôle du tout.
La chaussée, le parking et le trottoir sont aussi recouverts et il va falloir que les employés municipaux remettent tous ces grains de sable à leur place sur la plage. Quel boulot !
Dès qu’ils auront fini, pour être tranquilles, ils vont certainement se dépêcher d’enfermer le vent, le sable et la mer derrière le "grillage" vert habituel qui nous cache l’horizon d’hiver. Et ils les laisseront enfermés tous les trois, comme cela, jusqu’au mois de mai prochain.
Bien fait !
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