Si vous avez du mal à déchiffrer l'inscription, je vous aide, c'est tout simplement : PÊCHE INTERDITE.
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Pendant quelques jours, le vent a soufflé ; moins qu’ailleurs, sans doute, et moins fort, certainement ; mais quand même, des coups de vent à 90 kmh, c’est déjà sérieux. J’ai cru que j’allais devoir démonter la pergola, vous savez celle sous laquelle on boit le café de temps en temps. Heureusement, elle a tenu le coup. Maintenant le vent s’est calmé et le soleil est revenu. Tout va bien. Merci.
En passant du côté du port, on se rend compte que le vent s’est bien amusé. Il a déplacé le sable pour le déposer au pied des palmiers du Canott de façon à ce que les clients aient davantage l’impression d’être à la plage ou dans une palmeraie du Sahara. C’est gentil de sa part, mais j’ai peur que cela ne fasse pas vraiment plaisir à la sympathique patronne de la crêperie.
Ça ne sait pas, le vent, ça fait n’importe quoi, le vent, ça fait quelquefois des bêtises. Quelle idée, par exemple, d’avoir été enterrer, avec le sable de la plage voisine, les annexes de nos hardis navigateurs. Pour rejoindre leurs bateaux, ils vont avoir besoin, non seulement d’une paire de rames, mais aussi d’une pelle. Ce n’est pas drôle du tout.
La chaussée, le parking et le trottoir sont aussi recouverts et il va falloir que les employés municipaux remettent tous ces grains de sable à leur place sur la plage. Quel boulot !
Dès qu’ils auront fini, pour être tranquilles, ils vont certainement se dépêcher d’enfermer le vent, le sable et la mer derrière le "grillage" vert habituel qui nous cache l’horizon d’hiver. Et ils les laisseront enfermés tous les trois, comme cela, jusqu’au mois de mai prochain.
Bien fait !
Au lieu de rêver, au bureau, de plages ensoleillées et de jolies baigneuses,
essayez d’imaginer le temps qu’il fait à Jard en ce moment. Cela vous consolera.
Triste de vous avoir vu partir, le ciel s’est couvert de gros nuages gris et il pleure ... Plus exactement, il pleut.
Hier soir, dans mon quartier, au soleil couchant, ça donnait ça :
Ce n’était pas très rassurant, même si c’est assez joli. On pouvait craindre le pire, mais il ne tombe guère que de petites ondées. Alors ne nous plaignons pas.
Aujourd’hui on a droit à un savant mélange d’averses et d’éclaircies. Il pleut quand il faut que vous sortiez acheter le pain et le soleil revient dès vous rentrez à la maison. Normal.
Nous avons remarqué, depuis quelques jours, qu’il est beaucoup plus facile de trouver de la place sur le parking du super-marché, tout comme sur ceux de la ville. C’est bien.
Il y a nettement moins de monde aux terrasses des cafés.
On n’y prendrait que des cafés arrosés ( hi ! hi ! hi ! )
Moins de promeneurs aussi dans la rue piétonne où certaines boutiques sont déjà fermées.
A Boisvinet il n’y avait personne. Autrement dit, vous auriez eu toute la plage pour vous tout seul. Veinards !
Au port, l’air est vivifiant et les passants se sont équipés de parapluies et de cirés. On croirait voir des pêcheurs d’Islande prêts à embarquer. Ils n’iront que sur la jetée, toujours très fréquentée.
Finalement, j’ai préféré rester abrité dans la voiture, qui est parfaitement étanche, pour admirer le moulin à travers le pare-brise. C’est bien aussi.
Mais non. Ce ne sont pas des icebergs. C’est beaucoup plus chaud, plus doux. Et, avec maman cygne qui veille à côté, vous avez compris qu’il s’agissait de nos petits cygnons du 20 mai dernier. Ils dorment toujours quand j’arrive… Vous avez dit bizarre ?
Et ils se réveillent aussi à ce moment-là. Pourtant je ne fais pas de bruit. Je m’approche lentement, sans mouvement brusque et sans flash. La maman n’est pas inquiète, les jeunes sont tranquilles. Tous vont se réveiller petit à petit, mais ils y en a de plus dormeurs les uns que les autres.
Voici deux gros dormeurs, la tête posée sur un oreiller de duvet bien doux.
Tout le monde est maintenant réveillé. Alors on nage de-ci de-là. On boit un peu de l’eau du canal. On cherche ses poux ou ses puces.
Vous aviez remarqué, en mai, que certains cygnons étaient blancs et d’autres plutôt beiges. C’est encore le cas, mais il me semble que les plus foncés ont tendance à virer au blanc. Certaines parties de leur corps s’éclaircissent, le cou par exemple. Ils seront bientôt tous blancs.
Je n’ai vu que sept cygnes adolescents, qui sont maintenant pratiquement aussi gros que leurs parents. Les deux autres étaient sans doute avec le papa cygne resté tout au bout du canal.
En tout cas, soyez rassurés, ils vont tous bien et sont en pleine forme.
Quelle transformation en trois mois !
Un ami vend sa très belle maison.
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